
Bangui, le 13 Mai 2026 (Centra-News)—
À l’occasion de sa première année d’existence, le Fonds Équipe France dédié à la coopération administrative avec la République centrafricaine a présenté, ce mercredi 13 mai 2026 à Bangui, le bilan des actions déjà engagées pour soutenir la modernisation de l’administration publique centrafricaine.
Ce programme de coopération repose sur une conviction partagée : aucun développement économique et social durable ne peut être envisagé sans une administration compétente, bien organisée et efficacement contrôlée.
Mis en œuvre avec l’appui de l’Institut national du service public (INSP), anciennement École nationale d’administration (ENA) en France, le projet s’articule autour de trois axes prioritaires. Il s’agit notamment du renforcement de la formation à travers l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), de l’accompagnement du ministère de la Fonction publique dans la modernisation de la gestion des ressources humaines, ainsi que du soutien aux institutions chargées du contrôle de l’État, notamment le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel et le Haut Conseil de la communication.

Réunis dans le cadre du comité de pilotage du programme, les différents acteurs ont évalué les résultats enregistrés au cours de cette première phase et défini les orientations pour la deuxième année du projet.Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative s’est félicité des avancées réalisées dans la modernisation des outils de gestion des agents publics. De leur côté, le directeur général de l’ENAM et le président du Conseil d’État ont salué les efforts engagés dans le renforcement des capacités institutionnelles.
La vice-présidente du Haut Conseil de la communication a, quant à elle, présenté un programme d’appui destiné aux professionnels des médias afin de promouvoir un environnement médiatique plus professionnel et responsable.
Prenant la parole au cours des échanges, Sébastien Botreau Bonne Terre, attaché de coopération à l’ambassade de France en Centrafrique, a indiqué que le programme vise principalement à améliorer la formation des fonctionnaires, renforcer la gestion administrative et consolider les mécanismes de contrôle de l’administration publique afin de garantir l’État de droit.

Selon lui, la première année du projet a permis de constater le potentiel important dont dispose l’administration centrafricaine, malgré certaines contraintes liées au contexte électoral. « L’administration centrafricaine regorge de talents. Il existe de nombreuses compétences qui méritent d’être davantage valorisées », a-t-il souligné.
Il a également évoqué plusieurs réalisations concrètes, notamment l’élaboration d’un manuel des emplois-types de la fonction publique destiné à améliorer la transparence dans la gestion des carrières administratives et la définition des fiches de poste.
Par ailleurs, des sessions de formation ont été organisées au profit du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État. Le programme a aussi permis la rénovation de la salle d’audience du Conseil d’État, utilisée durant le traitement des contentieux électoraux.
Concernant les activités qui n’ont pas pu être réalisées au cours de la première année, le responsable français a assuré qu’elles ne seront pas abandonnées mais réorientées et accélérées durant la deuxième phase du projet. Il a notamment évoqué la révision envisagée de la loi de 1996 sur les juridictions administratives afin de renforcer les garanties liées aux droits des citoyens et à la redevabilité de l’administration publique.
Les responsables du programme affirment vouloir intensifier les activités dans les prochains mois afin d’améliorer durablement la qualité des services publics offerts aux citoyens centrafricains et renforcer les capacités de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Mireille Mourouba










