
Bangui, le 4 août 2026 (Centra New)—
La première session criminelle de la Cour d’appel de Bangui s’est poursuivie ce mardi dans la salle d’audience de la Cour de cassation avec l’examen d’une affaire de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Au terme des débats, la Cour a condamné le militaire Aladoum Dimmy Gaël à 10 ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’au paiement de 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.
L’affaire opposait le ministère public et Feïgouto Augustin, partie civile, à l’accusé Aladoum Dimmy Gaël. Les faits remontent au 8 avril 2024 au quartier Boy-Rabe, où la victime, Felema Moetena Digue Laure, concubine de l’accusé et également militaire, avait été violemment battue. Après avoir reçu des soins à l’hôpital, elle avait rejoint sa famille au quartier Galabadja, dans le secteur de Damala. Six jours plus tard, elle succombait à ses blessures.
À l’ouverture de l’audience, le président de la Cour, Bonaventure Gaveaux, a invité la greffière Nagbeï Emma Ingrid à donner lecture de l’ordonnance de renvoi. La défense a ensuite soulevé plusieurs irrégularités qu’elle estimait entacher la procédure et a demandé que la Cour en tire les conséquences. Après examen, les juges ont rejeté cette requête, estimant que les moyens soulevés ne faisaient pas obstacle à la poursuite des débats.
L’accusé a ensuite été entendu sur sa version des faits avant que deux témoins ne soient appelés à la barre : le frère cadet de la victime et la mère de l’accusé. Leurs témoignages ont permis à la Cour d’approfondir les circonstances entourant le drame.
Les plaidoiries se sont ensuite succédé. La partie civile a réclamé justice pour la victime, le ministère public a requis l’application de la loi, tandis que les avocats de la défense ont tenté d’obtenir une décision plus clémente. L’accusé a enfin prononcé son dernier mot avant que la Cour ne se retire pour délibérer.
À la reprise de l’audience, le verdict est tombé : Aladoum Dimmy Gaël est reconnu coupable et condamné à dix ans de réclusion criminelle, assortis du paiement de 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts au profit de la partie civile.Le jury de cette audience était composé du président Bonaventure Gaveaux, des assesseurs Zokazoui Guy et Bata, de la greffière Nagbeï Emma Ingrid et du représentant du ministère public, le procureur Maïssemo.
La session criminelle se poursuivra ce mercredi 5 août 2026 avec l’examen de deux dossiers de viol. Le premier concerne l’affaire Ministère public et Makama Kouet Jean Bernard contre Dewara Prince Séverin. Le second opposera le Ministère public et Motebo Evrard à Ouambeti Aimé Césaire. Deux affaires particulièrement attendues qui marqueront la suite de cette première session criminelle de l’année à la Cour d’appel de Bangui.
Rédaction Centra-News










