
Bangui, le 11 mai 2026 (Centra-News)—
La composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale relance le débat sur l’application de la loi sur la parité en République centrafricaine. Sur les 15 membres élus, seules trois femmes figurent dans l’équipe dirigeante de l’institution parlementaire, soit 20 % de représentation féminine, un taux inférieur au quota de 35 % prévu par les textes en vigueur.
Cette situation intervient alors que le pays s’est engagé dans un processus visant à renforcer progressivement la participation des femmes aux instances de décision, avec l’objectif d’atteindre 50 % de représentation dans les années à venir.
Pour plusieurs observateurs, cette configuration traduit un décalage entre les avancées juridiques obtenues en matière d’égalité de genre et leur application effective dans les sphères de pouvoir. L’Assemblée nationale, chargée de voter les lois et d’en assurer le contrôle, se retrouve ainsi au centre des critiques pour non-respect de l’esprit de la loi sur la parité.
Au-delà de l’aspect statistique, des voix s’élèvent pour souligner les conséquences d’une faible présence féminine dans les organes de décision. Selon des acteurs de la société civile, cette sous-représentation pourrait limiter la prise en compte des préoccupations liées aux droits des femmes dans les réformes législatives et les politiques publiques.
Des organisations engagées dans la promotion du genre appellent à un renforcement du leadership féminin ainsi qu’à une plus grande volonté politique afin de garantir une participation équitable des femmes dans les institutions nationales.
Cette nouvelle composition du bureau parlementaire met en lumière les défis persistants liés à l’accès des femmes aux postes stratégiques, malgré les engagements pris par les autorités et les progrès enregistrés ces dernières années en matière de représentation politique.
Femmes Démocrate










