Centrafrique : entre fermeté de l’État et appel à la médiation dans la crise du Haut-Mbomou, le débat s’intensifie

Bangui, le 30 juillet 2026 (Centra News)—

Le coordonnateur de la plateforme de la société civile #IGWE, Quentin Claver Ngbouando, a appelé les autorités centrafricaines à privilégier le dialogue et la médiation pour résoudre la crise sécuritaire dans le Haut-Mbomou, à la suite des déclarations du porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpème.

Lors de sa dernière conférence de presse, le porte-parole de la présidence a affirmé que le gouvernement n’engagerait pas de dialogue avec les miliciens du groupe AZANDE Ani Kpi Gbe. Une déclaration qui suscite des réactions au sein de certains acteurs de la société civile.

Dans une prise de position rendue publique, Quentin Claver Ngbouando estime que cette orientation ne favorise pas, selon lui, les efforts visant à obtenir la libération des agents de l’État retenus en otage depuis le 28 décembre 2025 à Bambouti. Il cite notamment la sous-préfète Koumba Ndiaye ainsi que trois autres agents administratifs.

Le militant de la société civile considère également que la priorité devrait être accordée à l’apaisement de la situation dans le Haut-Mbomou, où les populations continuent de subir les conséquences de l’insécurité. Selon lui, le retour à la paix est indispensable pour permettre à la justice d’établir les responsabilités dans les violences qui ont coûté la vie à plusieurs civils, ainsi qu’à l’abbé Crépin Martial Monga, engagé dans les initiatives de paix.

Quentin Claver Ngbouando appelle enfin les autorités à adopter une approche fondée sur le dialogue, la médiation et le respect de l’État de droit afin de favoriser un règlement durable de la crise dans le Haut-Mbomou.

Vivien de Capistran Nvalé