
BANGUI, le 12 août 2026 (Centra-News )—
La reprise des audiences dans l’affaire dite Bossembélé, devant la Cour pénale spéciale (CPS), a été marquée mardi par une nouvelle confrontation entre la défense et le ministère public. Les échanges ont principalement porté sur la valeur d’un témoignage déjà présenté devant la Cour, notamment en ce qui concerne l’accusé Dagboye.
La défense a contesté la pertinence de ce témoignage, estimant que les déclarations du témoin ne correspondent pas à la période des faits reprochés à l’accusé. Selon les avocats, cette incohérence devrait conduire la Cour à écarter le témoignage dans l’appréciation du dossier.
« Ce que le témoin dit ne cadre pas avec l’époque de l’accusé », a soutenu la défense, invitant la Cour à tirer les conséquences de cette contradiction.
Le ministère public s’est fermement opposé à cette demande. Pour le parquet, les contestations répétées de la défense risquent de ralentir le déroulement du procès et de détourner les débats de leur objectif.
« Tout cela, c’est une stratégie de la défense pour traîner l’audience. Il faut aller à l’essentiel et avancer dans le procès », a rétorqué le ministère public.
Trois points au cœur des débatsL’audience de mardi ne s’est toutefois pas limitée à la question du témoignage. La Cour devait également examiner les observations du parquet sur les chefs d’accusation soulevés par la défense, revenir sur un incident survenu lors des précédentes audiences et statuer sur la demande concernant le témoignage déjà entendu.
Les échanges ont donné lieu à un débat contradictoire entre les différentes parties. La défense a maintenu ses réserves sur certains éléments de la procédure, tandis que le ministère public a appelé à la poursuite normale des débats.
À l’issue des discussions, le président de la Cour pénale spéciale a décidé de renvoyer l’affaire au vendredi 14 août 2026.
Cette nouvelle audience devrait permettre à la Cour de poursuivre l’examen des observations soulevées par les parties et de faire avancer la procédure dans cette affaire particulièrement suivie par l’opinion publique centrafricaine.
Léa Theresia Manivela










