
BANGUI, 12 août 2026 (CentraNews)—
La Cour d’appel de Bangui a rendu, mercredi 12 août, son verdict dans l’affaire opposant le ministère public et la famille Gaudeuille à Guezengbe Onacis, initialement poursuivi pour meurtre. La Cour a finalement requalifié les faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, conformément à l’article 70 du Code pénal.
Au terme des débats, Guezengbe Onacis a été reconnu coupable sous cette nouvelle qualification et condamné à dix ans de travaux forcés. Sur le plan civil, la Cour l’a également condamné à verser 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la famille de la victime, contre les 50 millions réclamés par la partie civile.
Présidée par Narcisse Benoît Foukpio, assisté des assesseurs Nzilavo et Batta Benjamin, la Cour a ouvert l’audience par la vérification de la présence des différentes parties. Le greffier, Étienne KPEMNAM, a ensuite procédé à la lecture des ordonnances de renvoi.
Les débats ont été marqués par l’interrogatoire de l’accusé et l’audition des témoins. À l’issue de ces différentes étapes, la parole a été successivement donnée à la partie civile, au ministère public et à la défense.
La partie civile avait demandé la condamnation de l’accusé au paiement de 50 millions de francs CFA au titre des dommages et intérêts, en réparation du préjudice subi par la famille Gaudeuille.
Le ministère public, considérant la gravité des faits, avait pour sa part requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Guezengbe Onacis.La défense avait plaidé non coupable et demandé à la Cour de ne pas retenir les charges de meurtre initialement portées contre son client.
Après délibération, les juges n’ont finalement pas retenu la qualification de meurtre. Ils ont estimé que les faits relevaient plutôt de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, une qualification moins sévèrement réprimée.
Cette requalification a ainsi conduit à une peine de dix ans de travaux forcés, nettement inférieure à la réquisition du ministère public.Avec ce verdict rendu le 12 août, la Cour d’appel de Bangui met ainsi un terme à cette procédure, tout en donnant aux faits une qualification pénale différente de celle retenue au début de l’affaire.
Léa Theresia Manivela










