
BANGUI, l 21 septembre 2026 (Centra-News)—
L’Association des Femmes Courageuses en Actions pour la Paix et la Sécurité (FECAPAS) a annoncé, ce lundi à Bangui, le lancement de la deuxième édition de la Semaine nationale de la paix, prévue du 2 au 8 octobre 2026 à Samba. Placée sous le thème « Un arbre pour la paix, un avenir meilleur pour les générations futures en RCA », l’initiative prévoit notamment la plantation de 1 000 arbres sur dix sites, ainsi que des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaire.
L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée au siège de la FECAPAS, à proximité de la Maison des jeunes de Castors, à l’occasion de la Journée internationale de la paix célébrée chaque 21 septembre.
Selon la présidente de la FECAPAS, Dr Manuela Géraldine Kobambe, épouse Sangone, cette initiative vise à inscrire la promotion de la paix dans la durée, au-delà de la seule célébration de la Journée internationale de la paix.
« Nous ne voulons pas seulement célébrer une journée ou mener une activité ponctuelle. Nous voulons faire un vrai dialogue, aller au plus près des populations, toucher du doigt leur vécu et proposer des solutions concrètes », a-t-elle expliqué.

La responsable de la FECAPAS a indiqué que la deuxième édition de la Semaine nationale de la paix sera officiellement lancée à Samba, dans l’enceinte de la Fondation Catherine Samba-Panza pour les femmes. La cérémonie sera marquée par une plantation collective symbolique réunissant différentes couches de la société et les partenaires de l’initiative.
Pour la présidente de la FECAPAS, le choix de l’arbre comme symbole de cette initiative repose sur sa capacité à représenter la vie, l’espérance et la transmission entre générations. « L’arbre est un symbole de vie, d’espérance et d’héritage. On le plante aujourd’hui, mais on ne bénéficie pas immédiatement de ses fruits. On l’entretient pour le léguer aux générations futures », a-t-elle déclaré.
La FECAPAS entend ainsi établir un parallèle entre la croissance d’un arbre et la construction de la paix. La paix, selon l’organisation, doit être « plantée » dans les cœurs, les mentalités, les cultures et les communautés, puis entretenue à travers le dialogue, la sensibilisation, la réconciliation nationale et les initiatives de cohésion sociale.

L’organisation estime également que les questions environnementales doivent être intégrées aux efforts de prévention des conflits. La déforestation et les effets du changement climatique peuvent, selon elle, accroître la vulnérabilité des populations et contribuer à l’apparition de nouvelles tensions.
La Semaine nationale de la paix entend par ailleurs mettre l’accent sur le leadership des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la construction d’une paix durable. « Nous voulons planter les racines de la paix et de l’espérance d’un lendemain meilleur qui sera légué à nos enfants », a souligné Dr Manuela Géraldine Kobambe.
Un bilan présenté comme positif pour la première édition
La FECAPAS a également présenté le bilan de la première édition de la Semaine nationale de la paix, organisée du 20 au 24 septembre 2025.
Plusieurs activités avaient été organisées, notamment une marche collective réunissant des femmes des forces de défense et de sécurité, des représentants de la société civile, des leaders religieux, des étudiants ainsi que d’autres composantes de la population.
L’organisation avait également tenu une Université de la jeunesse pour la paix, destinée notamment à sensibiliser les jeunes à leur rôle dans la construction de l’avenir du pays et à leur participation aux processus citoyens.
Une table ronde réunissant les forces de défense et de sécurité, les autorités politico-administratives, la société civile et les Nations Unies avait également permis d’aborder les défis liés à la participation des femmes dans le domaine de la paix et de la sécurité.
La première édition avait aussi été marquée par une caravane de la paix dans plusieurs quartiers de Bangui, destinée à rapprocher les messages de réconciliation, de cohésion sociale et de règlement pacifique des conflits des populations
La FECAPAS avait enfin organisé une prière pour la paix et la nation au stade Omnisports de Bangui.Pour sa présidente, malgré les moyens limités, cette première édition a permis de poser les bases d’une initiative que l’organisation entend désormais inscrire dans la durée.
Avec cette deuxième édition, la FECAPAS souhaite donc poursuivre ses actions de proximité auprès des communautés et renforcer la mobilisation des femmes, des jeunes et des différents acteurs autour de la prévention des conflits, de la cohésion sociale et de la construction d’une paix durable en République centrafricaine.
Vivien de Capistran Nvalé










