
BANGUI, le 26 septembre 2026 (Centra-News)—
La valorisation des produits agricoles et d’élevage centrafricains passe notamment par la mise en place d’un label permettant de mieux identifier les produits fabriqués localement. C’est l’une des propositions formulées par Alexandre, lors d’un entretien consacré à la relance et à la promotion de la production locale.
Selon lui, la Centrafrique doit davantage faire connaître ses produits auprès des consommateurs et encourager l’achat local. Il rappelle qu’une campagne intitulée « Consommons local » avait déjà été menée en partenariat avec la FAO, avec notamment des affiches destinées à promouvoir les productions nationales.
Pour lui, cette démarche devrait être relancée à travers un système d’étiquetage clairement identifiable. « Il faut recréer ce système d’étiquetage, de logo, de label qui garantit qu’un produit est 100 % centrafricain », estime-t-il.
L’objectif serait de permettre au consommateur de distinguer facilement les produits issus de la production nationale des marchandises importées. Le dispositif pourrait concerner plusieurs secteurs, notamment le miel, les arachides, les produits transformés, la viande, le poisson, les savons ou encore les produits agricoles.
Alexandre scaglia cite l’exemple de plusieurs pays européens où les produits issus de la production nationale sont mis en évidence dans les commerces et les grandes surfaces grâce à des labels et une signalétique spécifiques.
Au-delà de l’identification, il estime que la question du prix doit être analysée en tenant compte des conditions de production. Il prend l’exemple du poulet local, vendu plus cher qu’un poulet congelé importé. Selon lui, les deux produits ne peuvent pas nécessairement être comparés en raison de leurs modes de production, de leur qualité et des coûts liés à leur acheminement.
« Il faut valoriser la production locale par un label produit en Centrafrique, garanti 100 % centrafricain. Il faut amener un plus », soutient-il.L’intervenant propose également de réserver, dans les supermarchés et les commerces de Bangui, des espaces spécifiquement consacrés aux produits fabriqués en Centrafrique.
Il s’appuie sur une expérience menée au Liberia, lorsqu’il y représentait la FAO. Un dispositif avait alors permis de mettre en place, dans plusieurs commerces de la capitale, des espaces dédiés aux produits fabriqués localement. Ces présentoirs regroupaient notamment du miel, des chips, du poisson séché, de la farine de manioc, des savons et des produits cosmétiques.
Pour Alexandre, une initiative similaire pourrait être envisagée à Bangui, en collaboration avec les commerçants et les producteurs. Elle permettrait, selon lui, de donner davantage de visibilité aux produits locaux et de rapprocher producteurs, distributeurs et consommateurs.
La mise en place d’un label national et d’espaces de vente dédiés constituerait ainsi, à ses yeux, un moyen de renforcer la consommation locale et de donner davantage de valeur aux productions agricoles et artisanales centrafricaines.
Vivien de Capistran Nvalé










