Centrafrique : Santé mondiale, la Centrafrique plaide pour une gouvernance sanitaire plus équitable à Genève

Genève , le 18 mai 2026 (Centra-News)—

À l’occasion de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé (AMS79) tenue à Genève, en Suisse, la République centrafricaine a réaffirmé son engagement en faveur d’un système de gouvernance sanitaire mondiale plus juste, solidaire et respectueux de la souveraineté des États.

Intervenant lors du débat général inscrit au point 3 de l’ordre du jour, le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Pierre Somse, a plaidé pour un multilatéralisme sanitaire renforcé face aux multiples crises sanitaires, humanitaires, climatiques et économiques qui fragilisent les systèmes de santé, notamment dans les pays les plus vulnérables.

Devant les États membres de Organisation mondiale de la Santé, le membre du gouvernement a salué le rapport présenté par le Directeur général de l’OMS ainsi que les efforts engagés pour bâtir une architecture sanitaire mondiale « plus résiliente, plus équitable et davantage centrée sur les populations ».

Le ministre a rappelé l’attachement de la République centrafricaine au rôle central de l’OMS dans la promotion du droit universel à la santé et dans le renforcement de la coopération internationale en matière sanitaire.

Au cours de son allocution, Pierre Somse a également mis en avant les réformes entreprises par les autorités centrafricaines dans le secteur de la santé, sous l’impulsion du Président de la République. Ces réformes accordent une attention particulière aux soins de santé primaires ainsi qu’à la réduction de la mortalité maternelle, infantile et néonatale, désormais considérée comme une priorité nationale.

Selon lui, plusieurs initiatives sont actuellement conduites avec l’appui de l’OMS afin de renforcer durablement les ressources humaines en santé, un défi majeur pour la résilience du système sanitaire centrafricain. À cet effet, il a sollicité la poursuite de l’accompagnement technique et institutionnel de l’organisation.

Dans une déclaration remarquée, le ministre centrafricain a également dénoncé « l’instrumentalisation de la santé et de l’humanitaire à des fins géopolitiques et géostratégiques à travers certaines ONG internationales et humanitaires ».

Une prise de position qui traduit la volonté des autorités centrafricaines de défendre une action humanitaire neutre, impartiale et respectueuse de la souveraineté des États.

En conclusion, la République centrafricaine a renouvelé son engagement aux côtés de l’OMS et des États membres pour la construction de systèmes de santé résilients, inclusifs et adaptés aux besoins réels des populations.

Les travaux de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé réunissent à Genève plusieurs ministres de la Santé et délégations venus du monde entier autour des enjeux liés à la gouvernance sanitaire mondiale.

David Nvalé