
Bangui, 6 mai 2026 (Centra-News )—
Après près de cinq mois de silence, le président de l’URCA, Anicet Georges Dologuelé est sorti de sa réserve lors d’une conférence de presse tenue ce mardi à Bangui. Dans une déclaration liminaire, il a évoqué des « vexations » subies de la part des autorités et dénoncé une « dérive d’État » allant au-delà de sa personne.
Le leader politique a rappelé que sa dernière prise de parole publique remontait au 20 janvier 2026, à la suite de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle. Depuis, son parti s’était abstenu de toute communication officielle, attendant l’investiture du président élu validée par le Conseil constitutionnel.
Au cœur de son intervention, une affaire liée à un déplacement international. Invité par le président de la Commission de l’Union africaine à participer à une retraite du Fonds pour la paix, prévue du 5 au 10 mai à Addis-Abeba, il affirme avoir été empêché de quitter le territoire. Selon ses explications, malgré la présentation d’un passeport diplomatique en tant qu’ancien Premier ministre, les autorités lui auraient signifié une interdiction de sortie du territoire, suivie de la confiscation du document à l’aéroport.
Le président de l’URCA indique que cette situation s’inscrit dans un contexte de contestation de sa nationalité. Il affirme avoir renoncé à la nationalité française en août 2025 pour se conformer à la Constitution du 30 août 2023, en vue de briguer la magistrature suprême. Toutefois, il soutient que les autorités l’ont depuis considéré comme apatride.
Il rappelle que la question de sa nationalité avait été tranchée par le Conseil constitutionnel dans une décision du 14 novembre 2025, confirmant qu’aucun acte officiel n’avait constaté une perte de nationalité, validant ainsi sa candidature aux élections présidentielle et législatives.
En conclusion, Dologuelé, président de l’URCA a annoncé son intention d’interpeller publiquement plusieurs responsables sur cette affaire, qu’il qualifie de préoccupante pour l’État de droit en République centrafricaine.
Mireille Mourouba










