Centrafrique : la plateforme de la société civile I Gwé interpelle sur le silence autour des otages de Bambouti

Haut-Mbomou, le 18 mai 2026 Centra-News)—

Depuis le mois de décembre dernier, les personnes enlevées à Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, restent sans nouvelles officielles. Une situation qui suscite inquiétude et indignation au sein de la plateforme de la société civile locale.

Dans une interview exclusive accordée ce week-end à Radio Sewa, Quentin Ngbouando, coordonnateur de cette plateforme I Gwé, connu sous le surnom de « Le Démocrate », a exprimé sa préoccupation face au manque d’informations sur l’évolution des négociations en vue de la libération des otages.

Avec émotion et fermeté, il déplore l’absence de communication autour de ce dossier sensible, plusieurs mois après les enlèvements survenus à Bambouti.

« Jusqu’à ce jour, nous ne comprenons pas pourquoi cette situation n’a toujours pas trouvé son dénouement. Les familles ont besoin de vérité et d’une communication rassurante », a-t-il déclaré au micro de Radio Sewa.

Selon lui, le silence entretenu autour de cette affaire accentue l’angoisse des proches des victimes et donne l’impression d’un dossier laissé sans suivi. Il appelle ainsi les autorités ainsi que les acteurs impliqués dans la médiation à accélérer les démarches et à tenir régulièrement informées les familles concernées.

Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire fragile dans le Haut-Mbomou, où les enlèvements de civils continuent d’affecter les communautés locales. Pour la plateforme de la société civile I Gwé, au-delà des négociations en cours, c’est également la confiance entre les populations et l’État qui se joue.

« Quand le silence s’installe, les rumeurs prennent le dessus. Les parents veulent savoir si leurs proches sont encore en vie et si des avancées existent. C’est avant tout une question d’humanité », insiste Quentin Ngbouando.

Sans remettre en cause les initiatives de négociation, la société civile réclame davantage de transparence et de réactivité dans la gestion du dossier. Elle demande également un accompagnement psychologique et moral des familles des otages.

Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités locales n’a été enregistrée à la suite de ces déclarations.

À Bambouti et dans les localités environnantes, l’attente demeure pesante, tandis que les appels se multiplient pour éviter que le sort des otages ne sombre dans l’oubli.

Rédaction Centra-News