
Bangui, le 23 mai 2026 (Centra-News)—
La composition du gouvernement Moloua 3 continue de faire réagir en République centrafricaine. Sur les 33 membres de la nouvelle équipe gouvernementale publiée le 21 mai, seules six femmes figurent parmi les ministres nommés, une situation dénoncée par plusieurs voix de la société civile.
Parmi elles, Nadine Kossi estime que cette représentation féminine reste largement insuffisante dans une République qui se veut moderne et inclusive.
Selon elle, les promesses de renouveau et d’égalité portées par la 7ᵉ République peinent à se traduire dans les faits. « Les femmes centrafricaines sont actives dans tous les secteurs de la société. Elles occupent des responsabilités dans les administrations, les universités, les entreprises, les associations et les familles. Elles méritent une place plus importante dans les sphères de décision », a-t-elle réagi.
Pour cette responsable associative, la participation des femmes à la gouvernance ne doit pas se limiter à une représentation symbolique ou à un discours politique. Elle plaide pour une implication plus concrète et visible des femmes dans la gestion des affaires publiques.
Le gouvernement Moloua 3 est composé de 4 ministres d’État, 27 ministres et 2 ministres délégués. Plusieurs observateurs de la vie politique centrafricaine soulignent toutefois que cette nouvelle équipe reste marquée par la continuité, avec le maintien de nombreuses figures déjà présentes dans les précédents gouvernements.
Cette question relance le débat sur la place des femmes dans les institutions de la République et sur le respect des engagements en faveur de l’égalité et de l’inclusion dans la gouvernance publique.
David Nvalé










