
Bangui, le 19 août 2026 (Centra New)—
La Cour pénale spéciale (CPS) a poursuivi ce lundi les débats dans l’affaire dite « Bossembélé », avec à la barre Hortense Balley Kombet, ancienne compagne de feu Charles Massi. Son témoignage a porté principalement sur les circonstances entourant la disparition et la mort de l’ancien ministre. La CPS juge cette affaire impliquant notamment François Bozizé, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy pour des faits qualifiés de crimes contre l’humanité.
Devant les juges, Hortense Balley Kombet est revenue sur sa relation avec Charles Massi et sur les informations dont elle disposait au moment de sa disparition. Son témoignage vient ainsi apporter un nouvel éclairage aux débats déjà marqués par plusieurs dépositions relatives au sort réservé à l’ancien ministre.
La témoin a livré des éléments concernant les circonstances dans lesquelles elle a appris la disparition de son compagnon ainsi que les informations qui lui auraient été rapportées sur son passage à Bossembélé. Son récit a suscité une attention particulière dans la salle d’audience, alors que la Cour cherche à établir les responsabilités individuelles dans les faits poursuivis.
Du côté de la défense, les déclarations de la témoin ne semblent pas convaincre. Maître Mokpact, avocat de la défense, a contesté la portée de cette déposition. Pour lui, le témoignage présenté à la barre doit être apprécié avec prudence, notamment au regard de ce que la témoin a personnellement vu ou vécu et de ce qui lui aurait été rapporté par des tiers.
L’avocat estime ainsi que certains éléments avancés par Hortense Balley Kombet ne permettent pas, à eux seuls, d’établir directement la responsabilité des accusés. La défense entend donc soumettre cette déposition à l’épreuve du contradictoire, conformément aux principes qui encadrent le procès.
Cette position s’inscrit dans la stratégie de la défense, qui cherche depuis plusieurs audiences à questionner la pertinence et la force probante de certains témoignages versés au dossier.
Pour rappel, l’affaire « Bossembélé » concerne des faits allégués commis notamment à Bangui, Bouar et Bossembélé entre 2009 et 2013. La CPS rappelle que les accusés bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive.
Les débats se poursuivent à la Cour pénale spéciale avec l’examen des différents témoignages et éléments de preuve présentés par les parties.










