
Samba, le 2 octobre 2026 (Centra-News)—
L’Association des Femmes Courageuses en Actions pour la Paix et la Sécurité (FECAPAS) a lancé, ce vendredi 2 octobre à Samba, à une quinzaine de kilomètres de Bangui, la deuxième édition de la Semaine nationale de la paix. Placée sous le thème « Un arbre pour la paix, un avenir meilleur pour les générations futures en RCA », l’initiative compte la plantation de 1 000 arbres sur dix sites d’ici au 8 octobre, ainsi que des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaire.
Pour cette deuxième édition, la FECAPAS entend associer la promotion de la paix à la protection de l’environnement. Une démarche symbolique pour l’organisation, qui considère l’arbre comme un vecteur d’espoir, de vie et de transmission aux générations futures.
« Pour construire une paix durable, il faut prendre en compte toutes les dimensions : sociale, économique et environnementale », explique la présidente de la FECAPAS, Dr Manuela Géraldine Kobambe, épouse Sangone.

Selon elle, le choix de l’arbre n’est pas fortuit. « Lorsque nous plantons un arbre, nous l’arrosons et l’entretenons pour qu’il puisse prendre racine et, demain, nous donner des fruits. Nous voulons donc symboliquement planter aujourd’hui les racines de la paix, entretenir cette paix à travers le dialogue et la cohésion sociale et, demain, récolter une paix durable », souligne-t-elle.
La cérémonie de lancement s’est déroulée au sein de la Fondation Catherine Samba-Panza, où les premiers arbres de la paix ont été mis en terre en présence des autorités locales, des organisations de la société civile, des jeunes et de plusieurs acteurs communautaires.
Pour la présidente de la FECAPAS, le choix de ce site tient également au rôle joué par l’ancienne présidente de la République, Catherine Samba-Panza, en faveur des femmes et de la paix.

« Maman Catherine Samba-Panza est une grande dame dans cette nation. Elle œuvre beaucoup pour la paix. Elle a créé ce centre pour les femmes et nous a permis de venir ici réaliser cette activité. Elle nous a également soutenus de diverses manières », a-t-elle indiqué.
1 000 arbres prévusLa FECAPAS ambitionne de planter au moins 1 000 arbres sur dix sites durant cette semaine. L’organisation prévoit également de suivre leur évolution pendant une année afin d’évaluer leur taux de survie face aux intempéries et aux conditions climatiques.
« Nous ambitionnons de planter au moins 1 000 arbres que nous allons monitorer au bout d’un an pour voir combien auront résisté aux intempéries et au mauvais temps », précise Dr Manuela Géraldine Kobambe.

L’organisation souhaite surtout inscrire cette initiative dans la durée et l’étendre progressivement à d’autres régions du pays. « Nous envisageons de planter davantage d’arbres de paix en République centrafricaine, mais également de créer davantage d’avenues de la paix dans notre pays », ajoute-t-elle.
À Samba, cette ambition devrait notamment se traduire par la création d’une « forêt de la paix » et d’une « rue de la paix ».
Les autorités locales saluent l’initiativePrésente à la cérémonie, la première vice-présidente de la mairie du 1er arrondissement de Bimbo, Monique Wili-Koe, a salué une initiative qu’elle considère comme bénéfique pour la communauté.

« Je suis très contente de cette initiative dont le lancement a eu lieu dans ma commune. Je suis très fière parce que planter un arbre, ce n’est pas seulement planter un arbre, c’est donner une vie », a-t-elle déclaré.
Elle appelle par ailleurs les habitants de Samba à s’approprier le projet et à veiller à la protection des arbres plantés.
« Je sensibilise la population de Samba à planter et à prendre soin des arbres, parce que l’arbre, c’est la vie », insiste-t-elle.
La cérémonie a également été marquée par la signature de conventions de partenariat entre la FECAPAS, des organisations de jeunes, des associations de perssonnes atteintes d’albinisme et des leaders communautaires. Ces accords visent à renforcer la mobilisation autour de l’initiative et à assurer la poursuite des activités liées à « l’arbre de la paix ».
À travers cette deuxième édition de la Semaine nationale de la paix, la FECAPAS entend ainsi faire de la plantation d’arbres un symbole de dialogue, de cohésion sociale et de responsabilité envers les générations futures.
Vivien de Capistran Nvalé










