
Bangui, le 08 août 2026 (Centra-News)—
Le gouvernement centrafricain a haussé le ton contre l’Office des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), qu’il accuse de retards dans la mise en œuvre de plusieurs projets d’infrastructures financés par l’Agence française de développement (AFD) et la Banque mondiale au profit des populations du Nord-Est.
Dans un communiqué rendu public le 7 juillet 2026 à Bangui, le ministère de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, a indiqué que ces retards compromettent l’avancement de travaux pourtant jugés essentiels pour le désenclavement des régions concernées.
Selon le gouvernement, les financements mobilisés visent notamment la réhabilitation de la section routière Ndélé-Ouadda ainsi que la construction de quatre ponts sur l’axe Mbrès-Ndélé. Des projets présentés comme structurants et porteurs d’un impact direct sur la mobilité, la sécurité et l’accès aux services de base des populations bénéficiaires.
Le document précise que l’UNOPS a été chargé de la mise en œuvre opérationnelle des travaux dans le cadre du partenariat noué avec le système des Nations Unies. L’agence onusienne aurait signé des contrats avec des entreprises nationales, notamment l’Office National du Matériel (ONM) et le groupement Matière/Sofia TP, pour l’exécution des chantiers.
Le montant global des marchés concernés s’élève à 5 millions d’euros pour le projet financé par l’AFD et à 30 637 410 dollars américains pour celui financé par la Banque mondiale.
Le gouvernement dit constater avec « profonde préoccupation » que, malgré les décaissements effectués le 16 septembre 2022 pour le financement de l’AFD et le 19 novembre 2025 pour celui de la Banque mondiale, l’UNOPS n’a pas honoré à ce jour ses engagements contractuels envers les entreprises chargées des travaux.
Bangui estime que cette situation paralyse l’exécution de projets essentiels au développement socioéconomique du Nord-Est et porte atteinte aux intérêts des populations bénéficiaires. Le gouvernement affirme par ailleurs que ces retards sont de nature à affecter la crédibilité des mécanismes de coopération mis en place autour de ces projets.
Dans son communiqué, l’Exécutif réaffirme son attachement au respect des engagements contractuels, aux principes de responsabilité, de transparence, de bonne gouvernance et de redevabilité. Il annonce également que toutes les voies de recours appropriées, au niveau national comme international, seront engagées afin que l’UNOPS assume pleinement ses responsabilités.
Le gouvernement appelle enfin les partenaires techniques et financiers concernés à prendre les dispositions nécessaires pour permettre la reprise diligente des travaux et garantir l’aboutissement rapide de ces projets, jugés indispensables pour les populations du Nord-Est.
Rédaction Centra-News










