Centrafrique : nouveau rebondissement dans l’affaire Bossembélé, la CPS reporte les débats au 11 août à la demande de la défense

Bangui, le 2 juillet 2026 (Centra News)—

Nouveau report dans le procès de l’affaire dite « Bossembélé » devant la Cour pénale spéciale (CPS). La première chambre d’assises a décidé, ce jeudi 2 juillet, de renvoyer les débats au 11 août prochain, après une requête de la défense qui estime ne pas avoir reçu tous les éléments nécessaires pour examiner les questions de procédure soulevées lors de la précédente audience.

Avant l’ouverture des débats sur le fond, la défense des accusés a réitéré sa demande visant à écarter certains témoins du ministère public ainsi que plusieurs faits qu’elle considère étrangers au périmètre défini par l’arrêt de renvoi des accusés devant la juridiction.

Pour Me Edith Douzima, avocate de l’accusé , cette démarche répond à une exigence de respect des règles de procédure. « Nous travaillons avec les règles, donc ces problèmes doivent être réglés avant l’ouverture des débats. Le problème concerne l’arrêt qui a renvoyé les accusés au procès. La défense a demandé à la Cour d’écarter certains témoins et certains faits qui n’entrent pas dans le cadre de ce qui nous préoccupe. Curieusement, parmi les témoins du procureur, certains se sont écartés des faits et des périodes concernés. C’est la raison pour laquelle nous avons saisi de nouveau la Cour sur cette question. Malheureusement, cela n’a pas été fait », a-t-elle expliqué.»

L’avocate a également indiqué que la défense n’avait pas encore reçu l’ensemble des informations sollicitées concernant les exceptions soulevées mardi dernier. À cela s’ajoutent les observations de la partie civile, transmises seulement la veille, que les avocats disent ne pas avoir eu le temps d’étudier.

« Le débat sur cette question devait se tenir aujourd’hui. Mais nous n’avons pas encore reçu toutes les informations relatives à ce que nous avons soulevé mardi dernier, et les observations de la partie civile ne nous ont été transmises qu’hier. Nous n’avons donc pas encore pu les examiner », a précisé Me Edith Douzima.»

Face à cette situation, la première chambre d’assises a décidé de faire droit à la demande de la défense en reportant l’examen de l’affaire au 11 août 2026. À cette date, la Cour devra d’abord trancher les questions procédurales soulevées avant de poursuivre les débats sur le fond de cette affaire emblématique examinée par la Cour pénale spéciale.

Léa Theresia Manivela