
BANGUI, le 19 août 2026 (Centra News)—
La Cour pénale spéciale (CPS) a poursuivi, mardi 18 août 2026, l’audience dans l’affaire dite de « Bossembélé », avec l’audition de témoins appelés à apporter des éclaircissements sur les faits examinés dans ce dossier.
À l’ouverture de l’audience, le président de la Cour a rappelé les poursuites engagées par le ministère public contre les quatre accusés, Firmin Semdiro, Junior Dagboye, Vianney Ngaikosse et François Bozizé Yangouvonda, ce dernier étant jugé par contumace.Un ancien employé d’ADLM à la barre
Appelé à témoigner, Maximilien Crozon Cazin, ancien employé de la société ADLM, a décliné son identité avant de prêter serment de dire toute la vérité. Durant son audition, il a notamment livré son récit sur les événements entourant l’incendie du supermarché Rayan et sur les conditions dans lesquelles il affirme avoir été détenu.

Selon son témoignage, lui et plusieurs autres employés ont d’abord été arrêtés puis conduits au Service de recherches et d’investigations (SRI), avant d’être transférés à Bossembélé. Il affirme avoir été détenu successivement à la base militaire de la ville, puis à la maison d’arrêt de Bossembélé, avant son transfert à Bangui.
Revenant sur la chronologie des faits, le témoin situe l’incendie du supermarché Rayan au 9 juin 2010. Il affirme que son groupe a été transféré à Bossembélé trois jours plus tard, soit le 12 juin 2010. Au total, douze personnes auraient été conduites à la base militaire, selon sa déposition.
Firmin Semdiro cité comme chef de la baseAu cours de son témoignage, Maximilien Crozon Cazin a également cité Firmin Semdiro, qu’il présente comme le chef de la base militaire de Bossembélé au moment des faits.
Le témoin a poursuivi sa déposition en décrivant les conditions de détention ainsi que la présence de certaines personnes sur les lieux. Ses déclarations ont fait l’objet de questions de la part des magistrats afin de préciser les circonstances de son arrestation, de sa détention et des événements survenus à Bossembélé.
Après l’interrogatoire conduit par le président de la Cour, le juge coadjuteur a procédé à la projection de plusieurs pièces versées au dossier. Parmi celles-ci figurait un cahier présenté comme ayant été tenu par le témoin, dans lequel il aurait consigné certains éléments relatifs à sa période de détention.
Après près de six heures d’audition, la Cour a suspendu les débats. La poursuite de l’audition de Maximilien Crozon Cazin est prévue pour jeudi 20 août 2026.
Rédaction Centra-News










