
Bangui, le 9 octobre 2026 (Centra News)—
Avec une note de 19/20 et la mention « excellente », ZANRE Ngombala Samba a brillamment soutenu sa thèse de doctorat en géographie, ce vendredi à l’Université de Bangui. Ses recherches portent sur les conséquences de l’insalubrité environnementale sur la santé des populations dans les quartiers précaires de la capitale centrafricaine.
Intitulée « Insalubrité de l’environnement et santé des populations dans les quartiers précaires de Bangui », cette étude met en évidence les répercussions sanitaires et économiques de la dégradation du cadre de vie, ainsi que ses conséquences sur les finances publiques.
Pendant deux heures, de 10 heures à midi, le candidat a présenté ses travaux devant un jury composé d’universitaires centrafricains et étrangers. Au cours de sa présentation, il a notamment souligné le coût économique de l’insalubrité pour le pays. S’appuyant sur des données attribuées à la Banque mondiale en 2018, il a indiqué que ce phénomène ferait perdre à la République centrafricaine environ 13,2 milliards de FCFA par an, une perte qui représente un manque à gagner pour l’État.
Le choix de ce sujet trouve son origine dans une expérience personnelle vécue par le chercheur durant son adolescence. Alors qu’il quittait le quartier de Boeing pour se rendre à l’école, il devait affronter les inondations récurrentes pendant les saisons pluvieuses. La montée des eaux favorisait le débordement des latrines et le mélange des eaux d’inondation avec les matières insalubres, exposant les habitants à des risques sanitaires.
Cette réalité, vécue au quotidien, a nourri sa volonté d’étudier scientifiquement un phénomène dont les conséquences sur les populations des quartiers précaires méritent, selon lui, une attention particulière.

Au-delà du constat, ZANRE Ngombala Samba a présenté des données chiffrées susceptibles d’être exploitées par le gouvernement et les partenaires au développement pour mieux orienter les politiques d’assainissement, de protection de l’environnement et de santé publique.
Dans une capitale confrontée à des défis persistants en matière de gestion des déchets, d’évacuation des eaux et d’assainissement, l’insalubrité demeure une préoccupation majeure. L’extension du Grand Bangui et l’évolution de son découpage territorial rendent d’autant plus nécessaire une réponse adaptée à cette problématique, particulièrement dans les quartiers précaires.
Avec cette thèse sanctionnée par la note de 19/20 et la mention « excellente », le nouveau docteur en géographie apporte une contribution scientifique à la compréhension des enjeux environnementaux et sanitaires auxquels Bangui est confrontée.
Benicia Gazambeti










