
Bangui, le 1er octobre 2026 (Centra-News)—
Une cinquantaine d’acteurs de santé des niveaux central et périphérique ont pris part, durant trois jours, à un atelier de Revue Après Action (RAA) consacré à la riposte contre la maladie à virus Mpox en République centrafricaine. L’objectif était de tirer les enseignements de la réponse menée depuis la déclaration de l’épidémie en 2024 et de renforcer la préparation face à de futures flambées.
Déclarée le 14 août 2024 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme une urgence de santé publique de portée internationale, l’épidémie de Mpox, également appelée variole du singe, continue de mobiliser les autorités sanitaires centrafricaines. Le ministère de la Santé et de la Population (MSP), à travers le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), poursuit ainsi les actions de surveillance et de riposte.
Selon Dr Glwadys Pathé, médecin vétérinaire épidémiologiste au COUSP, ces trois jours de travaux ont permis aux participants de « capitaliser les leçons apprises, les bonnes pratiques et les goulots d’étranglement » rencontrés au cours de la riposte.
L’atelier a réuni notamment des représentants des districts sanitaires ayant été confrontés à l’épidémie depuis 2024. Parmi eux figurent le district sanitaire de Mbaïki, considéré comme l’un des principaux foyers de l’épidémie, le district de Sangha-Mbaéré, notamment autour de la réserve spéciale de Dzanga-Sangha, ainsi que des districts de la région sanitaire 6, dont Bangassou et Mobaye-Zagba, et le district sanitaire de Berbérati.
Pour Dr Glwadys Pathé, cette rencontre a constitué un cadre d’échange d’expériences entre les différents acteurs engagés sur le terrain. Les participants ont notamment partagé les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de certaines activités ainsi que les pratiques ayant permis à certains districts de mieux contenir la maladie.
« Ceux qui n’ont pas pu réaliser certaines activités en raison des contraintes du terrain ont pu s’inspirer des bonnes pratiques de ceux qui ont réussi à circonscrire la maladie dans leur localité », a-t-elle expliqué.
À l’issue de cette revue, les enseignements tirés devront être documentés et transmis à la hiérarchie. Ces recommandations devraient contribuer à améliorer les capacités de préparation et de réponse du système de santé centrafricain face à une éventuelle nouvelle épidémie de Mpox.
Service Communication du Ministère de la Santé et de la Population










