
Bangui, le 30 avril 2026 (Centra-News )—L’organisation de la société civile I GWE a rendu public un communiqué dans lequel elle alerte l’opinion nationale et internationale sur une affaire de violence présumée à caractère sexuel impliquant un ressortissant libanais, employé expatrié de la société Mercure Logistique Centrafrique (MLC).
Selon les informations communiquées, les faits se seraient produits le samedi 25 avril 2026, pendant les heures de service, sur le site de PK26, sur la route de Boali. La victime, une employée centrafricaine de la même entreprise, aurait formellement identifié le suspect, tout comme des témoins. Pour préserver sa dignité et son intégrité, son identité n’a pas été révélée.
Face à la gravité des faits allégués, I GWE exprime sa vive indignation et condamne fermement toutes les formes de violences faites aux femmes, en particulier les violences sexuelles, qu’elle qualifie d’atteinte grave aux droits humains. L’organisation rappelle également les dispositions de la loi centrafricaine du 27 décembre 2006 relative à la protection de la femme.
L’ONG se dit par ailleurs préoccupée par des informations concordantes selon lesquelles le suspect aurait quitté le territoire national dès le 26 avril 2026, au lendemain des faits, dans des conditions jugées floues. Une situation qui soulève, selon elle, des interrogations sur le respect des procédures judiciaires et d’éventuelles défaillances au sein des dispositifs de contrôle.
Dans son communiqué, I GWE annonce l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir toute la vérité sur cette affaire. Elle affirme également que la société Mercure Logistique Centrafrique serait déjà impliquée dans des accusations similaires, citant notamment une affaire de harcèlement sexuel précédemment dénoncée par une certaine Samantha Imanga, toujours pendante.
L’organisation formule plusieurs exigences, notamment : L’ouverture d’une enquête judiciaire impartiale, transparente et crédible ; Des éclaircissements rapides sur les circonstances du départ du suspect ; La fin de toute tentative d’entrave à la justice ou d’organisation de l’impunité.I GWE annonce enfin son intention d’engager toutes les actions judiciaires nécessaires pour que justice soit rendue à la victime. Elle rappelle que nul n’est au-dessus de la loi, indépendamment de sa nationalité ou de son statut social.
Réaffirmant son engagement dans la lutte contre l’impunité, l’organisation assure qu’elle continuera de suivre l’évolution de cette affaire et informera régulièrement l’opinion publique.
Mireille Mourouba










