Centrafrique : les contrôleurs financiers en formation pour améliorer la gestion des dépenses publiques

BANGUI, le 26 octobre 2026 (Centra-News )—

Le ministère des Finances et du Budget a lancé, ce lundi à Bangui, un atelier de renforcement des capacités des contrôleurs financiers, qui se tient du 26 au 29 octobre. Organisée avec l’appui de l’ambassade de France en République centrafricaine, cette session vise à améliorer les compétences des participants en matière de gestion des finances publiques et de prévention des irrégularités.

À l’ouverture des travaux, le directeur du Contrôle financier, Benjamin Mberio, s’est réjoui de la tenue de cet atelier, rendu possible grâce au soutien matériel et financier de la coopération française. Il a salué la mobilisation d’un expert chargé de partager son expérience avec les participants.

« Cette formation nous permettra de nous approprier de bonnes méthodes afin que notre direction puisse retrouver ses lettres de noblesse », a-t-il déclaré, tout en remerciant les autorités nationales et leurs partenaires pour leur engagement.

Prenant la parole, le conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France, Pascal Hajaali, a rappelé l’importance d’une gestion rigoureuse des ressources publiques. Il a souligné que les contrôleurs financiers contribuent non seulement à prévenir les irrégularités, mais aussi à anticiper les difficultés et à accompagner les administrations dans leurs prises de décision.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la coopération franco-centrafricaine, notamment à travers le Fonds Équipe France et la feuille de route adoptée par les deux présidents en avril 2024. Pour assurer les enseignements, l’Institut national du service public (INSP) a mobilisé Pierrick Lejeune, administrateur de l’État et spécialiste des finances publiques, qui accompagnera les participants tout au long des quatre jours.

Représentant le ministre des Finances et du Budget, le directeur de cabinet, Yambouka Wamata, a pour sa part insisté sur le rôle des contrôleurs financiers dans la sécurisation des dépenses de l’État. Leur intervention en amont permet notamment de vérifier la disponibilité des crédits, le respect des textes en vigueur et la régularité des procédures de commande publique.

« Le contrôleur financier ne doit nullement être perçu comme un facteur de ralentissement de l’action administrative. Il constitue, au contraire, un instrument de prévention, de sécurisation et de responsabilisation », a-t-il affirmé.

Il a invité les participants à mettre à profit cette session pour échanger sur leurs expériences, examiner les difficultés rencontrées sur le terrain et identifier des solutions concrètes en vue d’améliorer leurs pratiques professionnelles.

À travers cette initiative, le gouvernement centrafricain entend consolider la gouvernance financière, renforcer la transparence et garantir une utilisation plus efficace des ressources publiques. Les connaissances acquises devront permettre aux participants de mieux accompagner les administrations dans l’exécution de leurs missions et de contribuer à la préservation des deniers de l’État.

C’est sur cet appel à la rigueur, à l’intégrité et à l’excellence professionnelle que Yambouka Wamata a officiellement déclaré ouverts les travaux de l’atelier, qui se poursuivront jusqu’au 29 octobre à Bangui.

Vivien de Capistran Nvalé