
Bangui, le 13 juin 2026 (Centra-News )—
Le journaliste et éditeur Eudes Adelphe Damanzi Massangué a été élu président du Groupement des Éditeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) à l’issue de l’Assemblée générale élective tenue ce samedi à l’Espace culturel Missy Momo de Bangui.
À l’issue du scrutin, Eudes Adelphe Damanzi Massangué a recueilli 22 voix, devançant de justesse son principal challenger, Cyrus Emmanuel Sandy, qui a obtenu 21 voix. Le troisième candidat en lice, Jules Oscar Mamadou, a totalisé 7 voix. Sur les 51 membres inscrits, 50 ont pris part au vote, tandis qu’une personne s’est abstenue.
Cette élection marque une nouvelle étape dans la vie de cette organisation qui fédère les responsables et éditeurs des médias privés indépendants du pays.
Dans sa première déclaration après son élection, le nouveau président a placé la formation et le renforcement des capacités des professionnels de la presse écrite au cœur de son mandat. Selon lui, de nombreux contenus produits par les médias écrits font régulièrement l’objet de critiques, d’où la nécessité d’engager un vaste programme de recyclage et de perfectionnement des acteurs du secteur.
« Notre première mission sera de redonner au GEPPIC sa lettre de noblesse. Nous allons initier des projets, notamment dans le domaine de la formation, afin d’améliorer la qualité des productions journalistiques et de renforcer l’image de la presse écrite centrafricaine », a-t-il déclaré.
Abordant les perspectives de son mandat, Eudes Adelphe Damanzi Massangué a insisté sur l’importance des réformes et de la cohésion au sein de la corporation. Il a souligné que les divisions qui ont marqué l’organisation par le passé doivent désormais laisser place à l’unité et à la solidarité entre les professionnels des médias.
« Je parle davantage de réformes que de défis. Nous devons rassembler tous les acteurs de la presse écrite autour d’une même vision. L’union fera notre force et permettra à notre secteur d’avancer vers un avenir meilleur », a-t-il affirmé.
Le nouveau président a également plaidé pour davantage de rigueur, de crédibilité et de professionnalisme dans l’exercice du métier de journaliste, estimant que ces valeurs sont indispensables pour restaurer la confiance du public envers la presse écrite.
L’élection de ce nouveau bureau exécutif intervient dans un contexte où les médias centrafricains sont confrontés à de multiples défis, notamment ceux liés à la professionnalisation du secteur, à la viabilité économique des entreprises de presse et à l’adaptation aux mutations du paysage médiatique.
David Nvalé










