
BANGUI, 20 octobre 2026 (Centra-News)—
La Cour pénale spéciale (CPS) poursuit l’audition des témoins dans l’affaire dite de Bossembélé. À la barre, ce lundi 19 octobre 2026, Élie Hoppo Guerengbo, ancien inspecteur des visites douanières à Bouar, a livré son témoignage sur les circonstances de son arrestation et les mauvais traitements qu’il affirme avoir subis durant sa détention.
Cette affaire oppose le ministère public et la partie civile aux accusés François Bozizé, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semdiro et Junior Firmin Danboy.
Devant la section d’assises de la CPS, Élie Hoppo Guerengbo a expliqué avoir été arrêté à Baoro alors qu’il effectuait une visite domiciliaire dans le cadre de la vérification de six conteneurs de marchandises. Selon sa déposition, son arrestation aurait été ordonnée par Papy Bozizé, fils de l’ancien président François Bozizé.

Le témoin affirme avoir ensuite été conduit à Bouar, où il aurait passé trois jours dans les locaux de la gendarmerie, avant d’être transféré à la maison d’arrêt civile de Bossembélé.
Au cours de son audition, il a décrit des conditions de détention particulièrement difficiles. Il affirme avoir subi des violences physiques, avoir été piqué par un scorpion et mordu par un serpent. Il a également soutenu que le chef de poste aurait refusé de le faire évacuer vers un établissement hospitalier, malgré son état.
Élie Hoppo Guerengbo a précisé avoir été libéré trois jours avant l’entrée des éléments de la Séléka à Bangui.À l’issue de sa déposition, le témoin a exprimé son intention de se constituer partie civile afin d’obtenir réparation des préjudices qu’il estime avoir subis alors qu’il exerçait ses fonctions professionnelles.
L’audition des témoins se poursuit devant la CPS. Les témoignages recueillis doivent contribuer à l’établissement des faits et à l’examen des responsabilités dans cette affaire.
Vivien de Capistran Nvalé

