
Bangui, le 26 juin 2026 (Centra-News)—
Des responsables d’organes et d’associations de la communauté islamique centrafricaine ont appelé le gouvernement à intervenir pour mettre un terme aux initiatives du bureau ad hoc sortant du Conseil supérieur islamique de Centrafrique (CSISCA), dirigé par l’imam Rator. Ils estiment que ce bureau, dont la mission intérimaire est arrivée à son terme, cherche à créer des tensions au sein de la communauté.
Réunis le 24 juin 2026 à la mosquée de Yapélé, dans le 2ᵉ arrondissement de Bangui, les représentants de plusieurs organes de base du CSISCA ont dénoncé le projet d’organisation d’une assemblée générale prévue du 3 au 5 juillet par le bureau ad hoc. Selon eux, cette initiative n’a aucune base légitime, un nouveau bureau exécutif ayant déjà été élu démocratiquement en décembre 2025.
Les participants rappellent que le bureau ad hoc avait été mis en place uniquement pour assurer l’intérim après le décès de l’ancien président du CSISCA. À leurs yeux, son mandat est désormais achevé et il ne dispose plus de l’autorité nécessaire pour convoquer une assemblée générale.
À l’issue de la rencontre, les organisations participantes ont réaffirmé leur soutien au bureau élu et annoncé leur intention d’organiser une manifestation pacifique afin d’alerter l’opinion nationale et internationale sur ce qu’elles qualifient de tentative de déstabilisation du CSISCA.
Le président de l’Association Pieuse Islamique Sociale d’Assistance et de Rééducation en Centrafrique (PISARC), l’imam Yaya Kongo-Voulou, a exprimé les préoccupations des participants.
« Nous sommes réunis aujourd’hui parce que nous sommes profondément préoccupés par la situation de notre organisation. Ce sont les organes du CSISCA qui ont élu le bureau actuel. Nous constatons malheureusement que des agissements compromettent son bon fonctionnement. Notre objectif est de préserver l’unité du Conseil supérieur islamique et de le libérer de toute tentative de prise en otage », a-t-il déclaré.
Les représentants des différentes associations ont également rappelé que le CSISCA est une institution appartenant à l’ensemble de la communauté musulmane centrafricaine et qu’il doit demeurer un facteur d’unité et de cohésion.
Tout en appelant leurs membres au calme et à la retenue, ils ont invité le gouvernement centrafricain à agir rapidement afin de prévenir toute escalade des tensions et de permettre au CSISCA de poursuivre pleinement sa mission de promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble en République centrafricaine.
Mireille Mourouba










