
Bangui, le 23 avril 2026 (Centra-News )—
La République centrafricaine a franchi une étape majeure avec l’ouverture, ce mercredi dans la capitale, du tout premier Forum national consacré à la planification familiale. La cérémonie a été présidée par le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, aux côtés de la Première Dame, Brigitte Touadéra.
Organisé autour du thème « La planification familiale : une responsabilité partagée pour le développement du capital humain et l’essor économique de la RCA », ce rendez-vous d’envergure nationale ambitionne de repositionner la santé reproductive au cœur des priorités de développement du pays.
Initiative de la Fondation Cri du Cœur d’une Mère, dirigée par la Première Dame, le forum bénéficie de l’appui de partenaires internationaux, notamment Organisation mondiale de la santé et Fonds des Nations unies pour la population, ainsi que de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique.
Au centre des échanges : la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, qui demeure un défi majeur de santé publique en République centrafricaine. Les participants entendent identifier les causes profondes de ces indicateurs préoccupants et proposer des réponses concrètes, en misant notamment sur un accès élargi aux services de planification familiale.

Le forum a réuni un large éventail d’acteurs, incluant autorités nationales, partenaires techniques et financiers, professionnels de santé et représentants du secteur privé. Tous ont réaffirmé leur engagement à accompagner le pays dans la mise en œuvre de politiques de santé communautaire durables.
Dans son allocution, le président Faustin-Archange Touadéra a salué les progrès déjà accomplis avec le soutien des partenaires, tant en zones urbaines que rurales. Il a également appelé à une mobilisation accrue de tous les acteurs, en particulier du secteur privé, afin d’atteindre les objectifs fixés en matière de santé et de bien-être d’ici 2030.
« La planification familiale est un investissement stratégique pour la santé, l’éducation et l’économie. Permettre à chaque femme de planifier sa famille, c’est contribuer à bâtir une nation plus forte et résiliente », a-t-il déclaré.
À travers cette première édition, les autorités centrafricaines affichent une volonté politique affirmée de faire de la santé reproductive une responsabilité collective. Au-delà des enjeux sanitaires, c’est toute la dynamique de développement économique et social du pays qui se trouve engagée.
Mireille Mourouba










