
Dékoa, le 15 Avril 2026 (Centra-News)—
Présenté comme une initiative majeure pour le renforcement du capital humain en République centrafricaine, le projet Maïngo : signifiant « développement » en sango, fait aujourd’hui l’objet de vives critiques quant à sa mise en œuvre. Sur le terrain, plusieurs observateurs dénoncent des dysfonctionnements qui compromettent l’atteinte de ses objectifs, évoquant un écart significatif entre les ambitions affichées et la réalité.
La situation a pris une tournure dramatique lors d’une mission de paiement des bourses scolaires dans la préfecture de la Kémo, notamment dans les localités de Sibut et Dékoa. Au lycée moderne de Sibut, des élèves affirment n’avoir reçu aucun paiement. À Dékoa, situé à environ 250 km de Bangui, des tensions liées à ces retards ont dégénéré en manifestation, au cours de laquelle trois jeunes ont perdu la vie et plusieurs autres personnes ont été blessées, selon des sources locales.
Ces evements relancent le débat sur la gouvernance des projets publics et la transparence dans la gestion des fonds destinés aux bénéficiaires. Des voix s’élèvent pour appeler à une réforme des mécanismes de mise en œuvre, plaidant pour des dispositifs plus rigoureux, traçables et directement accessibles aux populations ciblées.
Face à cette situation, les autorités centrafricaines et leurs partenaires sont interpellés afin de tirer les leçons nécessaires et de restaurer la confiance autour de ce programme. Pour de nombreux acteurs, ces événements rappellent que les politiques de développement, au-delà de leurs objectifs, doivent impérativement garantir la sécurité et le bien-être des populations bénéficiaires.
Aristide Rocard Maleyo, journaliste fact-checker










