
Bangui, le 03 juin 2026 (Centra-News)—
Confrontées à une baisse significative des financements volontaires, les agences des Nations unies traversent une période de fortes contraintes budgétaires. Pour Jean Alexandre Scaglia, ancien représentant de la FAO en Centrafrique, cette situation risque d’affecter les programmes de développement sur le terrain, notamment en Afrique, et impose une recherche urgente de nouveaux bailleurs internationaux.
Dans une interview accordée à la rédaction du Centra-News, l’ancien responsable de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) explique que la crise actuelle touche l’ensemble des agences onusiennes en raison de la diminution des contributions volontaires des États membres.
Selon lui, les budgets réguliers des Nations unies, financés par les cotisations obligatoires des pays membres, restent stables. En revanche, les contributions volontaires, qui représentent près de 80 % des ressources de plusieurs agences comme la FAO, connaissent une forte baisse.
« Ce sont ces financements qui servent à soutenir les projets sur le terrain. Aujourd’hui, ils diminuent fortement », a-t-il souligné.
Jean Alexandre Scaglia attribue cette situation à plusieurs facteurs, notamment les dépenses croissantes liées aux conflits internationaux, particulièrement en Ukraine et au Moyen-Orient, qui mobilisent une grande partie des ressources des principaux bailleurs internationaux.
Il évoque également le recul de l’engagement financier des États-Unis, traditionnellement parmi les premiers contributeurs du système onusien, ainsi que les nouvelles priorités budgétaires de plusieurs pays occidentaux.
Malgré cette situation, l’ancien représentant de la FAO estime que les agences des Nations unies continueront de fonctionner en Centrafrique, même si certaines activités pourraient être réduites.« Les bureaux ne fermeront pas, mais il faudra s’adapter à une réduction des financements des projets », a-t-il affirmé.
Pour faire face à cette crise, Jean Alexandre Scaglia estime que les Nations unies doivent diversifier leurs partenaires financiers en se tournant vers de nouveaux bailleurs, notamment les pays émergents et certaines monarchies du Golfe.
Il cite entre autres la Chine, la Corée du Sud, Singapour, le Brésil ou encore plusieurs pays du Moyen-Orient comme de potentiels partenaires capables de renforcer les financements internationaux.
David Nvalé










