
Bangui, le 24 mars 2026 (Centra-News)—
Une bourde. Une de plus.
Alors que les nations se préparent pour cette fenêtre internationale, la Fédération centrafricaine de football (FCF) vient, une fois encore, de porter un coup — fatal ? — à notre sport-roi. La mise à l’écart du capitaine des Fauves, Geoffrey Kondogbia, de ce regroupement traduit de manière limpide — s’il en était encore besoin — la mauvaise gouvernance qui semble caractériser l’instance dirigeante de notre football.
Mais jusqu’à quand Jézabel continuera-t-elle de tuer tous ses prophètes ?
Quoi que l’on puisse ergoter sur sa forme actuelle ou sur son bilan récent dans la tanière des Fauves, nul — absolument nul — ne saurait ôter à Geoffrey Kondogbia sa stature de grand footballeur, ni effacer l’exemplarité de son parcours sous les couleurs centrafricaines.
Bien plus, quand bien même certains estimeraient qu’il est en déclin technique, Kondogbia demeure, par son aura internationale, son leadership naturel et son immense expérience, un atout majeur pour notre football.
Comment leur faire comprendre que cet homme, franco-centrafricain, a consenti à renoncer à certains privilèges pour représenter son pays d’origine, pourtant souvent décrié pour ses défaillances organisationnelles, voire salariales ?Comment leur rappeler que son engagement, jusque dans la gestion d’un club de football, témoigne d’une volonté sincère de contribuer, à sa manière, au rayonnement de notre sport-roi ?
Ce n’est pas ainsi que l’on rend hommage aux légendes. Ce n’est pas ainsi que l’on se sépare de ceux qui mettent leur parcours au service de la Patrie. Les affaires du sport, comme celles de la République, ne sauraient être gouvernées par des états d’âme ni par des règlements de comptes.
Si, pour certains, Kondogbia devait porter seul le fardeau de nos échecs footballistiques, pour nous, il reste et demeure une légende — sur le terrain comme en dehors.Jézabel ne tuera pas tous nos prophètes.
Ben-Wilson Ngassan










