
Bangui, le 25 mars 2026 (Centra-News)— L’école des sourds et muets de Benz-VI, à Bangui, a accueilli ce mardi matin une séance d’initiation au rugby, après une première étape organisée la semaine dernière au complexe scolaire Le Samaritain. Cette activité s’inscrit dans le cadre des célébrations de la Francophonie.
Bien au-delà d’une simple pratique sportive, cette initiative s’est imposée comme un moment de partage et d’inclusion. Sur le terrain, les élèves ont découvert les fondamentaux du rugby, mais aussi ses valeurs essentielles : respect, solidarité, discipline et esprit d’équipe.

À l’origine de cette activité, l’ambassade de France en partenariat avec la Fédération centrafricaine de rugby. Pour Julien Pékoa, coach de l’équipe nationale Saint de Réby, cette action vise à démontrer que le handicap ne constitue pas un frein à la pratique sportive. « Beaucoup pensent que les personnes en situation de handicap ne peuvent pas jouer au rugby. Pourtant, ces enfants nous prouvent le contraire », a-t-il souligné, saluant quatre années de collaboration avec ces établissements spécialisés.
Selon lui, les bienfaits du rugby dépassent le cadre sportif. « Cette discipline contribue à transformer le comportement des enfants, en renforçant des valeurs comme la discipline et le respect », a-t-il ajouté, précisant que la Fédération envisage de structurer ces initiatives à travers la création de clubs inclusifs intégrant toutes les catégories d’élèves.

Présent lors de l’événement, l’artiste et président de la Fondation Handicapable, Abé Bichman, a salué une action porteuse d’espoir. « La Francophonie, c’est aussi le partage des cultures et l’inclusion. Ces enfants, souvent marginalisés, ont besoin de ce type d’activités pour renforcer leur confiance en eux et envisager un avenir meilleur », a-t-il déclaré, appelant à un engagement accru des autorités nationales en faveur du sport inclusif.
De son côté, le directeur de l’établissement, Quentin Jean-Maxime Igor, n’a pas caché son émotion. Il estime que ce type d’initiative contribue au développement personnel et intellectuel des élèves. « Ces enfants ont besoin de sortir de leur cadre habituel pour s’épanouir. Aujourd’hui, ils montrent qu’ils sont capables, comme tous les autres, de s’intégrer et de s’exprimer à travers le sport », a-t-il affirmé.

À travers cette initiative, les organisateurs entendent faire passer un message fort : le sport peut être un puissant levier d’inclusion sociale. Une vision en phase avec l’esprit de la Francophonie, qui promeut une société plus solidaire, inclusive et respectueuse des différences.
Dieu-Beni Bozo










