
Bangui, le 06 Mars 2026 (Centra-News)— Le Directeur pays du Programme alimentaire mondial (PAM), Mark Gordon, a animé jeudi 5 mars dernier une conférence de presse avec les médias locaux à Bangui. Cette rencontre, qui intervient dans le cadre de sa prise de fonction, a permis d’évoquer la situation humanitaire en République centrafricaine ainsi que les priorités de l’organisation.
Malgré une amélioration relative de la situation sécuritaire, près de 2,3 millions de personnes, soit environ 35 % de la population, restent dépendantes de l’aide humanitaire. L’insécurité alimentaire, les déplacements de populations et les chocs climatiques continuent d’affecter de nombreuses familles à travers le pays.

Face à la diminution des financements humanitaires, le PAM indique devoir adapter ses interventions en priorisant les programmes les plus urgents, tout en poursuivant ses actions en faveur de la résilience des communautés.
Des programmes priorisés face à la baisse des financements
Dans un entretien accordé à la presse, Mark Gordon a expliqué que l’organisation s’efforce d’optimiser les ressources disponibles en renforçant la collaboration avec ses partenaires.
« Avec les ressources dont nous disposons, le PAM est en train de prioriser ses programmes. Nous travaillons également avec nos partenaires, notamment les agences des Nations Unies ainsi que les ONG nationales et internationales, afin d’assister les populations les plus affectées et les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Le responsable du PAM souligne par ailleurs l’importance du plaidoyer auprès des partenaires internationaux afin de mobiliser davantage de financements pour soutenir les programmes humanitaires, qu’il s’agisse d’actions d’urgence ou d’initiatives de développement et de résilience.
Un appui renforcé aux communautés rurales
Parmi les priorités de l’organisation figure également l’accompagnement des petits producteurs agricoles. Le PAM travaille avec des associations et des exploitants agricoles afin d’augmenter la production tout en réduisant les pertes post-récolte.
« Nous aidons les producteurs à augmenter les superficies cultivées et à adopter des techniques simples de séchage et de stockage pour réduire les pertes, qui peuvent parfois atteindre 30 % de la production », a expliqué Mark Gordon.
Selon lui, ces initiatives permettent aux producteurs de disposer de surplus qu’ils peuvent vendre sur les marchés locaux, au PAM ou à d’autres acheteurs, contribuant ainsi à renforcer les revenus des ménages ruraux et la sécurité alimentaire.
Le Directeur pays du PAM a enfin réaffirmé l’engagement de l’organisation à poursuivre ses interventions aux côtés des communautés, en étroite collaboration avec le gouvernement, les partenaires humanitaires et les bailleurs de fonds, afin de répondre aux besoins urgents tout en soutenant le relèvement durable du pays.
Dieu Béni Bozo










