Centrafrique : Des femmes candidates en formation pour renforcer leur participation aux législatives de 2025

Bangui, le 04 décembre 2025 (CentraNews)— À quelques semaines des élections législatives prévues pour le 28 décembre, une formation de deux jours destinée aux femmes candidates s’est ouverte ce jeudi dans la capitale. L’initiative, portée par la Fondation Catherine Samba-Panza pour les Femmes, bénéficie du soutien technique et financier de plusieurs agences des Nations Unies, dont ONU Femmes, le PNUD et la MINUSCA.

La cérémonie d’ouverture a rassemblé de nombreuses personnalités, parmi lesquelles la coordinatrice résidente du système des Nations Unies, de l’ANE et des organisations de la société civile et des partenaires électoraux. Une mobilisation qui témoigne de l’importance accordée à la participation politique des femmes dans un cycle électoral qualifié d’historique.

Cette année, la République centrafricaine organise simultanément des élections locales, régionales, municipales, législatives et présidentielles une première depuis près de quarante ans. Pourtant, malgré les avancées juridiques, notamment la loi sur la parité adoptée en 2016, la représentation féminine demeure faible : 12 % à l’Assemblée nationale, 18 % dans les municipalités, 21 % au gouvernement.

Catherine Samba-Panza a rappelé l’urgence de renforcer la présence des femmes dans les institutions publiques : « Les femmes font face à d’importants obstacles : violences, normes sociales restrictives, contraintes économiques, faible accès à l’information politique. Il est essentiel de les outiller et de les accompagner pour qu’elles osent se présenter et aient les moyens de gagner. Nous aimerions voir au moins 40 femmes siéger à l’Assemblée nationale. »

Pour sa part, Zahira Virani, représentante résidente du PNUD, a salué la tenue de l’atelier, soulignant que « la démocratie ne peut être complète sans la participation pleine et entière des femmes ». Elle a rappelé que seules 86 femmes sont candidates sur 717 postulants, soit 11,45 %, un chiffre qui révèle un potentiel encore sous-exploité.

Le renforcement des capacités des candidates vise ainsi à préparer les femmes à affronter une compétition électorale exigeante, à consolider la paix et à promouvoir une gouvernance plus inclusive. Un enjeu majeur alors que le pays s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire politique.

CentraNews