Centrafrique : à Douala, le cardinal Nzapalainga lance un projet immobilier au profit des jeunes filles centrafricaines

Douala, le 23 mars 2026 (Centra-News)— En séjour au Cameroun, du 13 au 16 mars 2026, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, a procédé à la pose de la première pierre d’un immeuble de sept étages destiné à l’accueil et à la formation de jeunes filles centrafricaines en situation de vulnérabilité.

Invité par Mgr Samuel Kleda, archevêque métropolitain de Douala, le prélat centrafricain prenait part aux célébrations marquant à la fois l’anniversaire sacerdotal de son homologue et les 70 ans de la cathédrale Saints Pierre et Paul de Douala. C’est en marge de ces festivités que s’est tenue, le 13 mars, la cérémonie de lancement de ce projet à vocation sociale et éducative.

Un projet né d’un contexte de crise

L’initiative trouve ses racines dans les années de crise qu’a connues la République centrafricaine. Face aux conséquences des conflits, notamment sur les jeunes filles victimes de violences, de grossesses précoces ou encore de traumatismes, l’Église catholique s’est mobilisée à la fois sur les plans spirituel et social.

C’est dans ce contexte que le cardinal Nzapalainga avait lancé, en 2016, un appel lors d’un pèlerinage diocésain au sanctuaire marial de Ngoukomba, sollicitant un soutien pour protéger, encadrer et éduquer ces jeunes filles. Touché par cet appel, un fidèle camerounais s’est engagé à soutenir la mise en œuvre du projet baptisé « Les filles de Ngoukomba ».

Depuis 2017, une trentaine de jeunes filles ont ainsi été envoyées à Douala pour poursuivre leur formation. Selon le cardinal, certaines ont déjà achevé des cursus, dont l’une dans le domaine de l’ingénierie.

Une ambition nationale

Au-delà de son caractère initial, le projet se veut désormais d’envergure nationale. L’objectif est d’intégrer des bénéficiaires issus des neuf diocèses de la République centrafricaine, tous confrontés à des réalités similaires.

Le futur bâtiment, d’une capacité d’accueil de 100 pensionnaires, servira de foyer d’hébergement et de formation. À terme, les bénéficiaires sont appelées à retourner en Centrafrique afin de contribuer au développement du pays.

Une mobilisation de l’Église centrafricaine

La cérémonie a également enregistré la présence de plusieurs responsables ecclésiastiques, représentants de la Conférence épiscopale centrafricaine, dont Mgr Mireck de Bouar, Mgr Nestor Désiré Nongo-Aziagbia de Bossangoa et Père Euphrem Malo de Berbérati.

Porté par un élan de solidarité et de foi, le projet « Les filles de Ngoukomba » apparaît comme une réponse concrète aux défis sociaux auxquels font face les jeunes filles centrafricaines, tout en traduisant l’engagement de l’Église en faveur de leur autonomisation et de leur avenir.

Mireille Mourouba