
BANGUI, le 25 novembre 2025 (CentraNews)— Les activités de la 6ᵉ édition du festival Bangui fait son cinéma ont officiellement été lancées ce matin au ministère des Arts et de la Culture, à l’issue d’une rencontre avec les professionnels des médias. L’événement, placé sous le très haut patronage de la Première Dame, Tina Touadéra, s’articule cette année autour d’un thème ambitieux : « Cinéma, innovation et solidarité pour un monde durable ».
Un festival qui se renforce et s’ouvre à de nouveaux publics
Particularité de cette édition : le festival met l’accent sur l’éducation à l’image et au développement de la pensée critique dans les lycées de Bangui. Des projections seront également organisées dans des lieux rarement concernés par ce type d’initiatives, notamment les établissements pénitentiaires et les orphelinats.
Au total, 35 films ont déjà été sélectionnés, dont plus de six courts-métrages centrafricains.

« Ce festival est désormais celui de tous les Centrafricains »
La déléguée générale du festival, Sylviane Gboulou, a tenu à rappeler l’esprit collectif de l’événement : « Je suis venue aujourd’hui pour parler de cette sixième édition. Ce n’est plus mon festival, mais notre festival à tous. La culture et les médias sont un vieux couple : l’un produit, l’autre diffuse. Vous, professionnels de l’information, donnez l’écho nécessaire à ce que nous créons. »
Elle a souligné le rôle central de la communication dans la valorisation des œuvres cinématographiques et des activités culturelles du pays.

Un impact culturel… et économique
Le chargé de mission en matière des Arts et de la Culture, Philippe Bokoula, a rappelé quant à lui l’importance du festival dans le rayonnement du pays : « Bangui fait son cinéma est aujourd’hui l’un des événements culturels les plus visibles de la République centrafricaine. Le cinéma englobe toutes les disciplines : l’écriture, le jeu d’acteur, la scénographie… Il rassemble et valorise l’ensemble du savoir-faire culturel. »
Il a également insisté sur les retombées économiques générées par l’arrivée d’invités internationaux : « Quand les visiteurs séjournent ici, ils consomment, achètent, découvrent notre artisanat. Le festival injecte de l’argent dans l’économie et renforce la visibilité du pays. Un artiste qui voyage porte un pays ouvert sur le culturel
Selon lui, la venue de participants d’Afrique centrale, d’Afrique de l’Ouest et de la diaspora témoigne d’un intérêt grandissant pour le rendez-vous culturel banguirois.

Un programme en expansion
La déléguée générale a ensuite détaillé les dates et les activités prévues :L’ouverture officielle est programmée le 9 décembre à l’hôtel Ledger Plaza, suivie de six jours de projections à l’Alliance française de Bangui, où se tiendra également la cérémonie de clôture.
Comme chaque année, projections et ateliers rythmeront le programme, mais des nouveautés sont annoncées : un atelier d’éducation à l’image, un programme d’initiation à la pensée critique et des interventions dans les lycées pour sensibiliser les jeunes aux enjeux de la lecture d’images.

« Notre festival n’est plus un bébé », a conclu Sylviane Gboulou. « Avec le soutien de notre ministère de tutelle, nous travaillons pour faire mieux chaque année. »
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